Cette année, redécouvrons avec plaisir nos desserts traditionnels
Les Fêtes approchent à grand pas; c’est le temps de préparer à l’avance les merveilleux desserts que nous nous mettrons sous la dent et dégusterons… très bientôt.
La nourriture tient une place importante dans les festivités de Noël. Impossible de célébrer sans se sucrer le bec et déguster toutes les pâtisseries traditionnelles. Au Canada, les spécialités du temps des Fêtes empruntent aux traditions de plusieurs pays dont ceux de ses peuples fondateurs : l’Écosse, l’Irlande, l’Angleterre, la France, etc.
En ce temps-ci de l’année, nous nous apprêtons déjà à préparer et à cuisiner ces gâteries qui garniront nos tables festives ou à les emballer de jolie façon pour les offrir en cadeaux.
À l’approche des Fêtes, redécouvrons quelques-unes de nos spécialités :
Shortbread
Même si l’on faisait probablement ces sablés au Moyen-Âge, on attribue la « maternité » des shortbreads à Marie Stuart, la reine des Écossais au 16ième siècle. Ces biscuits sablés, riches en beurre, se sont beaucoup transformés depuis l’époque médiévale où on les cuisait deux fois, d’où « bis-cuit », alors que la recette contenait de la levure, laquelle a été remplacée par du beurre.
Le sucre, le beurre et la farine sont les ingrédients principaux de ces sablés. Le mot shortbread ne signifie non pas « pains courts », mais « gâteaux friables », short vient du vieil anglais pour signifier « friable ». À l’origine, ils étaient confectionnés avec de la farine d’avoine; aujourd’hui la farine de froment (blé) leur est substituée. On peut leur donner la forme que l'on souhaite mais les plus courantes sont le rectangle, le cercle et le triangle.
Le beurre en faisait une gâterie coûteuse à l’origine et on ne les servait que lors d’occasions spéciales comme le temps des Fêtes ou les mariages. Aujourd’hui, le shortbread est servi ici en tous temps, tout comme avec le thé dans les pays anglo-saxons.
Les biscuits de Noël
L’origine des biscuits de Noël viendrait des États-Unis, de New York et non pas d’Angleterre contrairement à ce que l’on pourrait croire. Ce serait la déformation du mot hollandais koekje (signifiant petit gâteau) que les habitants de New York (autrefois appelée Nouvelle Amsterdam) donnaient aux enfants à Noël. À l’origine ces biscuits étaient fabriqués avec une pâte sablée et décorés de fruits confits. Cette tradition s’est répandue partout aux États-Unis et au Canada avec l’arrivée des Loyalistes.
Beigne ou beignets
Même si la pâte frite dans l’huile semble exister depuis toujours, les beignes comme nous les connaissons aujourd’hui nous viendraient également des premiers colons américains. Cuits en pleine friture, ils étaient si graisseux que les Hollandais les appelaient olykoeks, ou « gâteau huileux ». Ces derniers ont amené la recette au début du XIXe siècle en Amérique. Ils en ont fait de petites boules, de la grosseur d'une noix, d'où le nom américain doughnut.
Butter tarts / tartelettes au beurre
Une garniture à base de beurre, de sucre et d’œufs, dans un fond de pâte sablée, la tartelette au beurre serait l’une des seules recettes authentiques de la cuisine canadienne selon la sixième édition du dictionnaire anglais Collins. Une spécialité des Canadiens des provinces anglophones dont l’origine semble incertaine. D’autres pâtisseries similaires auraient possiblement des origines communes : la tarte écossaise au beurre Ecclefechan, la tarte française à la frangipane qui ajoute des amandes moulues ou encore la tarte au sucre du Québec. Certains croient que cette gâterie partage des racines communes avec la tarte aux pacanes et qu’elle aurait été amenée au Canada par les esclaves américains.
Gâteau aux fruits
Le gâteau aux fruits fait partie des desserts traditionnels du temps des Fêtes que l’on retrouve sur la table des Québécois depuis le XIXe siècle avec l’arrivée des premiers colons loyalistes américains, dont plusieurs étaient d'origine écossaise. Ces derniers, fidèles aux coutumes anglaises, ont apporté avec eux le Plum pudding et le gâteau aux fruits. Le gâteau aux fruits a vite été adopté par les Québécois et continue d’être très populaire dans le temps des Fêtes. Riche et moelleux, ce gâteau contient entre autres, une grande quantité de fruits confits, macérés dans de l’alcool ou non, de noix et d’épices. Il se conserve très bien, au moins une semaine dans un endroit frais et sec, jusqu’à deux mois dans un contenant hermétique en le badigeonnant d’un peu de cognac, de brandy, de vin ou même de rhum -comme le suggère Jehanne Benoît dans son « Encyclopédie de la cuisine » - s’il commence à sécher.
Plum pudding ou pudding de Noël
D’origine anglaise datant du Moyen-Âge, ce dessert traditionnellement servi à Noël à base de graisse de rognon de veau ou de bœuf, de raisins secs, de pruneaux (plum) d’amandes, de sucre, d’épices et de rhum, est cuit au bain-marie et servi flambé. Selon la coutume anglaise, les puddings étaient préparés le week-end qui précédait l'Avent, ou après, c'est-à-dire quatre à cinq semaines avant Noël. Ce dessert se conserve très bien et longtemps comme le gâteau aux fruits. Les Canadiens anglais en sont particulièrement très friands. Au service, il est accompagné traditionnellement d’une sauce au brandy et au beurre.
L’énumération de cette liste de desserts traditionnels du temps des Fêtes pourrait se poursuivre. On y retrouve aussi les tartes au mincemeat, les bonhommes de pain d’épices, les bagatelles, les charlottes, le sucre à la crème et pleins d’autres, tous aussi succulents les uns que les autres.
Allumons nos fours et cuisinons !








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